18.12.07

Premiers instants au bord de la Garonne

Le soleil m'y a accueillie. De forts rayons de soleil se réfléchissant sur des murs de pierre blanche et chaude. Bordeaux laisse respirer dès le premier abord, en offrant toute la largeur de la Garonne. Cette large langue d'eau qui semble boueuse, permet un instant de s'échapper des rues étroites du vieux Bordeaux, ses pavés, ses places charmantes, ses boutiques et ses églises, un peu amoncelées. Mériadec, de son côté, rappelle que le temps a passé. Plus propres certes, selon les dires des Bordelais d'origine, qu'il y a 20 ans, les allées de cette ville nouvelle ne rappelle en rien le vieux Bordeaux et en ont, c'est un fait, abîmé l'authenticité. Un affreux courant d'air y passe et glace les os en hiver. Les administrations s'y sont agglutinées et seule la belle Médiathèque (plus pour son utilité et sa collection de disques et de livres que pour son architecture) redonne du baume au coeur.

Le choix du coeur malgré tout


Bordeaux, donc, parce qu'au bord de l'eau, c'est facile... et parce que le sud attire quoi qu'on en dise. L'amour aussi... Mais si les bâtiments sont beaux, il faut tenter de ne pas oublier de regarder où l'on met les pieds. Les chiens des Bordelais ne nous ont pas oublié, eux. Ca me rappelle un peu Lille. Autre belle ville, grande et animée; petite et provinciale; toutes deux le point de jonction entre plusieurs mondes. Des sortes de ports à leur manière. Toutes deux également peu salubres du point de vue de mon nez (les relants d'égouts sont légions), et de celui de mes semelles...
Une première image simple et intuitive de la ville du bord de l'eau... Et une envie de la croquer pendant longtemps encore.

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