4.12.08

Magique série

Arthur, le jeune et beau prince de Camelot, futur roi mythique, Merlin le futur enchanteur encore glabre, des paysages et des décors à couper le souffle, des dialogues crédibles et une plongée étourdissante dans le monde magique de la légende arthurienne. C'est la réussite absolue de la chaîne de télévision britannique BBC qui a produit la première saison de cette série à qui l'on souhaite longue vie.
Un véritable plaisir à ne surtout pas bouder!

Enfants accusés

Gers, Marciac. Le collège du tout petit village qui accueille chaque année depuis plus de trente ans un célèbre festival de jazz, a vécu un événement que je qualifie d'inadmissible et d'effrayant.
Le mercredi 19 novembre 2008, une douzaine de gendarme, en accord avec le principal du collège, ont effectué une "descente" dans les classes de 4e et de 3e. Il s'agissait clairement d'une opération dans le but de détecter la présence de drogue sur les élèves. Libération est un des journaux a avoir évoqué l'affaire.
Je ne reviens pas sur les faits donc. Mais une question me hante: La gendarmerie et la police ont-elles le droit d'entrer dans un établissement scolaire, sans raison précise, pour effectuer de la pure répression?
Mais quelle que soit la réponse à cette question, cette intervention reste grave.
Je comprends le père de la petite Zoé, 14 ans, qui a été fouillée au corps en ce jour du mois de novembre dans sa classe. Il a raison de dire qu'il faut s'indigner de telles actions. Nos enfants ne sont-ils plus considérés comme innocents avant que l'on ait prouvé leur culpabilité? Et surtout, la fouille au corps est-elle en train de devenir une méthode pour impressionner mômes et journalistes qui, à n'en pas douter, sont tous des "racailles" aux yeux des forces de l'ordre.... de l'Etat.

12.11.08

Kate Mosse, l'écrivain

J'ai récemment fait une double découverte, à la fois littéraire et géographique. Celle d'un auteur et d'une ville.
J'ai d'abord lu Sepulchre, avant de me plonger dans le premier roman écrit par Kate Mosse sur le thème de Carcassonne, Labyrinth. Deux passionnants récits historiques à suspens. Ils se déroulent tous deux entre deux époques: la notre et la fin du 19e siècle pour Sepulchre, le 21e siècle et le Moyen-Age pour Labyrinth.

Kate Mosse n'a rien à voir avec le mannequin mondialement célèbre qui ne prend pas de -e. Cette auteure anglaise est tombée amoureuse de la cité médiévale de Carcassonne et de sa région et s'est inspirée de sa riche histoire pour écrire ces deux textes épiques et captivants.

Si vous avez l'occasion, faites donc un tour à Carcassonne. La cité vous semblera d'autant plus belle que vous aurez lu les romans de Kate Mosse.

5.11.08

YES THEY CAN

Barack Obama. Un homme noir élu président des Etats-Unis d'Amérique. Certains n'en croient pas leurs oreilles, d'autres en pleurent de joie. Quoi que fasse cet homme à la maison blanche, à lui seul il représente un changement immense. Il est le symbole de la capacité de la société à évoluer vers plus de tolérance et d'égalité.
Aujourd'hui les citoyens américains peuvent être fiers. Je suis fière d'eux. Et Obama me donne l'espoir qu'un jour, dans le futur, nous, en France, pourrons dire: Yes, we can!

Realpolitik

Pour ce qui est de la réalité de la situation politique et économique américaine: que va, et peut, faire Obama?
Je souhaite lui laisser le bénéfice du doute. Espérons qu'il prendra de bonnes décisions. Quoi qu'il en soit il ne lui sera sans doute pas difficile de faire mieux que l'administration Bush!
Néanmoins, l'homme le plus puissant de la planète reste gringo. Traduction: protectionniste quand ça l'arrange, pro-peine de mort et bien sûr favorable à une économie capitaliste. Donc pas de vrai changement à l'horizon dans ces domaines a priori.
Mais restons optimistes: Let's see if he really can...

23.10.08

La belle et la bête

La fontaine aux égyptiennes, cours Victor Hugo.
Fontaine-banc, place Ferdinand Lafargue.

22.10.08

XXI

Il sort son 4e numéro ce mois-ci. Le magazine XXI a donc tout juste un an. Un anniversaire qui se fête en ces temps de crise.
Couverture à l’italienne- à l’horizontale- papier de qualité, couleurs, dessins, textes d’investigation et sujets variés. Sa cible, les lecteurs curieux du monde. Sa façon de les toucher : distribuer dans les librairies. Quoi de plus logique que d’être dans un lieu où les gens vont chercher de quoi lire, vraiment lire.
Le titre ne pouvait d'ailleurs pas espérer se vendre en kiosque à 15euros l’exemplaire. 15euros par numéro, cela fait 5euros par mois. Difficile à débourser en ces temps de crise ? Pourtant il les vaut de la première à la dernière page.

En achetant ce journal, le lecteur fait une action militante. Il participe au sauvetage de la presse française en faillite. Libre, le titre ne dépend pas des annonceurs, puisqu’il a choisi de s’en affranchir en se vendant justement plus cher.

Scoop!


Et voilà qu'en plus il publie un scoop. Un vrai. "Philippe de Dieuleveult : les crocodiles du Zaïre", une enquête de la journaliste Anna Miquel, révèle, preuves à l'appui (notamment un procés verbal des services secrets zaïrois), que l'ancien présentateur de l'émission "la chasse au trésor" n'est pas mort noyé en 1985, mais a été assassiné par les services secrets zaïrois du président dictateur Mobutu. Colette Braekman, journaliste au quotidien belge Le Soir précise même en quoi il s'agit d'une révélation:
"La contribution d’Anna Miquel est neuve en ce qu’elle révèle que Philippe de Dieuleveult a été
transféré et « liquidé » à Kinshasa, victime de l’accusation selon laquelle il aurait été un mercenaire chargé de faire sauter le barrage d’Inga et qu’il fut torturé jusqu’à la mort
dans l’espoir de le contraindre aux aveux. Pour le reste, un ancien commando de la DSP, Okito Bene Bene, qui avait dirigé les services de sécurité à Boma et que nous avions rencontré à l’époque, avait déjà révélé l’imposture : dans un livre paru en 1994, « J’ai vu mourir Philippe de Dieuleveult » (éditions Michel Lafon)".

Une révélation de taille. Et la preuve que nous avons besoin d'une presse libre et de qualité pour apprendre la vérité.

21.10.08

La crise. Le mot de l’année. Crise financière, crise économique, crise boursière. Il est partout. Dans la bouche des pauvres, on avait l’habitude, mais dans celle des riches et des banquiers, ça faisait longtemps. Alors bienvenue dans le monde merveilleux de l'économie libérale et du capitalisme fou!

BFM, mon réveil matin


Depuis quelques jours, je me réveille au son de BFM, THE radio écomomique en France. Non que je me passionne tout à coup pour la finance mais, d’une part, c’est le sujet d’actualité incontournable, et, d’autre part, c’est la seule radio d’info que capte mon radio réveil… Alors pourquoi pas, me suis-je dit il y a une semaine?
Tous les matins, je prends donc ma dose de BFM dynamique, pro-active et complétement flinguante pour la journée. Résumé.

D’abord, les annonces hallucinantes comme : « L’Etat va verser 10,5milliards d’euros pour aider les 6 plus importantes banques du pays à relancer le crédit aux entreprises et aux ménages, sans pour autant en devenir actionnaire. Il s’agit avant tout de redonner confiance au marché ». Si je comprends bien, l’Etat (donc nous, les contribuables) allons payer pour les erreurs des banques, mais on n’aura pas notre mot à dire quant à la suite des évènements ? Parce même si le gouvernement fait le dur en mettant des conditions aux banques (pas d’argent dans les paradis fiscaux, prêts aux entreprises et aux particuliers), la réalité c’est qu’il n’a rien à dire tant qu’il n’est pas dans le conseil d’administration. Et les 10,5 milliards vont être versés illico. Qui dit que les banques vont jouer le jeu ?

Autre point, le jeu justement. Ce vocabulaire n’est pas anodin. « On joue en bourse », on parle du « jeu économique ». Souvent ce sont les enfants qui jouent. On dit que les enfants sont cruels. Que dire alors des dirigeants de banques, des actionnaires et des traders eux-mêmes ?

Enfin, entre deux news sur la crise et les cours de la bourse, une pub passe inlassablement tous les matins vers 7h15 : « Bourse direct, que vous soyez débutants ou traders confirmés, la bourse est pour vous etc… ». La bourse s’écroule, on découvre que c’est un monde de spéculateurs sans scrupules, que les patrons des banques poussent leurs traders (leurs pions) à spéculer gros pour gagner plus (quand ils perdent 5milliards d’euros on les lâche sans parachute. Jérôme K. si tu nous entends...) et les courtiers continuent à faire leur pub ! J’hallucine !

Alors finalement l’écoute de BFM est instructrice à plusieurs égards, mais il ne faudra pas que j’en abuse, car déjà je sens la déprime et la colère m’envahir. C’est mauvais pour la santé il paraît.

13.10.08

Protégez ce sein...

La fameuse statue des trois Grâces de la place de la Bourse bordelaise portent les symboles de la lutte et de la prévention contre le cancer du sein. L'eau de la fontaine sera colorée de rose et des rubans de la même couleur entoureront les épaules des trois dames jusqu'au 11 novembre.
Une déco sympa pour symboliser un combat important.

10.10.08

Back in Bordeaux

Voilà un an que je me suis installée à Bordeaux. Un an de découvertes et de rencontres. Un an de soleil. Un an de bonheur.
Un an aussi que j'ai créé ce blog qui me permet de communiquer de la façon la plus libre possible au travers de cet espace fou qu'est la toile infinie d'Internet.
Après une longue pause correspondant (plus ou moins) aux vacances scolaires, je me remets au clavier.
J'espère que vous (mes lecteurs nombreux et assidus) apprécierez mes interventions de cette nouvelle année 2008-2009 autant que j'ai aimé les écrire l'an passé.
Bonne lecture!

6.6.08

Gros bateau


Le Crystal Symphony, énorme navire croisière dont le port d'attache est à Nassau dans les Bahamas, est resté amarré deux jours à Bordeaux.
Impressionnant de voir un des plus grands navires existant sur terre littéralement "garé" devant la place de la Bourse, en plein centre ville historique. Le luxe pour les presque mille passagers de cette croisière au long cours.
Vu le prix à la journée du séjour sur le gros bateau (entre 600 et 2000 euros), les commerçants bordelais ont dû accueillir avec bonheur ces touristes qui ne connaissent apparemment pas la crise.

Erreur de jugement


La fontaine aux Egyptiennes installée sur le cours Victor Hugo à l'angle de la rue des Faures et inaugurée en décembre 2007 n'a pas fait long feu.
En janvier 2008 déjà, elle avait perdu la tête... que dis-je? les trois têtes! Cette réplique de la statue présente à l'origine au Palais Rohan et désormais visible au musée d'Aquitaine a été la victime d'actes de vandalisme. Soyons clair: elle n'est plus que ruines.
Néanmoins, et sans doute pour confirmer que sa place est toujours là, la mairie lui a permis de faire son travail de fontaine en lui remettant l'eau.
Pauvre fontaine! tu n'es pas belle, mais on va finir par avoir pitié de toi... Jusqu'à ce que l'on apprenne combien tu nous as coûté.

23.5.08

ETA: 16 heures de perquisition à Bordeaux

16 heures! La troupe de journalistes français et espagnols accourue à l'annonce de la nouvelle de l'arrestation du numéro 1 de l'ETA à Bordeaux le 20 mai 2008 à 23 heures a dû attendre 16 heures que les policiers chargés de la perquisition finissent leur travail.
Un longue journée pour les photographes, caméramen et autres journalistes qui ont dû supporter un soleil de plomb une bonne partie de la journée.

Heureusement le jeu en valait la chandelle: deux fois deux secondes d'images! Celles de Javier Lopez Peña, dit "Thierry", la tête du groupe indépendantiste basque, et ses complices Ainhoa Ozaeta, Igor Suberbiola et Jon Salaberria. Une première fois lorsque les prévenus sont arrivés sur les lieux de leur arrestation, dans l'appartement du 63 cours de la Marne, dans le quartier de la Victoire de Bordeaux. Une seconde fois, à 3 heures du matin, une fois la perquisition achevée.

Les enquêteurs espagnols soupçonnent "Thierry", présumé chef de l'ETA depuis 2006, d'avoir torpillé commandité l'attentat spectaculaire de décembre 2006 à l'aéroport de Madrid, qui a fait deux morts et par lequel l'ETA avait rompu son "cessez-le-feu permanent" décrété en mars de la même année.

Dur dur d'être journaliste. Sachez chers lecteurs, vous qui pensez que la démocratie donne droit à l'information, que celle-ci ne tombe pas du ciel.

De l'électricité... en l'air

Lorsqu'on se promène dans le vieux Pamplune, on se dit que la ville est jolie. Puis soudain, on lève les yeux. Et là, c'est le drame! Des câbles électriques un peu partout accrochés sur les murs, les gouttières et les fenêtres.
La raison? Soit le maire a très mauvais goût ou alors un problème technique étrange empêche les câbles d'être enterrés? Mystère et boule de gomme.
Juste une supposition: peut-être que Pamplune rend fou. Après tout ces gens-là courrent bien après des taureaux et autres vachettes en furie dans les rues de leur ville une fois par an!
La voix de la tradition est impénétrable...

13.5.08

Cocktail d'alcool et de violence


Un petit shooter?
Pamplune, Espagne

8.5.08

Le mur… quelque soit le président

Même si partout dans le monde et en particulier en France, le mur en construction à la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique déclenche la polémique, aucun des trois candidats à l'élection présidentielle américaine ne remettra jamais en cause son existence. Jose Luis Valdes Ugalde en est certain

Bientôt deux ans, en octobre, que le Congrès américain a voté en faveur de la construction du mur entre les Etats-Unis et le Mexique. Au début de l'année 2006, des millions de latinos, en majorité des Mexicains, descendaient dans la rue pour protester contre ce projet. Le 1er mai, « un jour sans Mexicains », inspiré du film de Sergio Arau de 2004, était décidé et des millions de Mexicains de part et d'autre de la frontière décidaient de boycotter les produits étasuniens pour défendre les droits des immigrés sans-papiers.
Deux ans déjà et le mur mesure 520 km de long. Manquent 580 pour atteindre les 1100 km prévus par la loi Sensenbrenner d'octobre 2006.
Pendant ce temps, la campagne électorale présidentielle bat son plein. La problématique de l'immigration est importante pour tous les candidats qui l’évoquent en bonne place sur leur site de campagne, mais le futur se construira avec le mur. De quoi sera faite la politique d'immigration et de surveillance des frontières si un démocrate gagne l'élection qui le mènera à la maison blanche?

Humaniser la politique d'immigration

Dans ses issues, John McCain parle de « sécurité à la frontière », tandis qu'Hillary Clinton et Barack Obama préfèrent « immigration » ou « réformer notre système d’immigration ». Différence de rhétorique, mais dans le fond, y a t il une véritable différence entre le dauphin de George W Bush et l’opposition démocrate ?
Hillary Clinton « croit qu’une bonne réforme doit être faite d’ingrédients essentiels que sont le durcissement des frontières et une plus grande coopération transfrontalière avec nos voisins ». Même topo côté Barack Obama. Il
« veut préserver l’intégrité de nos frontières. Il soutient l’augmentation du personnel, des infrastructures et des technologies à la frontière et dans les ports ».
Et les deux portent un message d’« humanisation de la politique d’immigration ». Une contradiction d’après Jose Luis Valdes Ugalde, directeur du centre d’études sur les relations entre les USA et le Mexique, de l’Université autonome de Mexico (UNAM),
« car le mur envoie un signal clair sur la réforme de la politique migratoire puisqu’il criminalise la migration. Alors dire à la fois qu’il faut humaniser la politique migratoire et qu’on ne touche pas au mur est une contradiction en soi ».
Pourtant c’est bien ce qui va se produire puisque « personne ne peut envisager une carrière politique aux Etats-Unis aujourd’hui, et être contre le mur », ajoute Jose Luis Valdes Ugalde,
« L’existence du mur est presque acquise pour toujours. C’est un débat qu’on ne peut inverser. Tout le monde aux USA voit le mur comme une chose positive".

Unilatéralité et conséquences

« Les migrants sont obligés de passer par des zones chaque fois plus inhospitalière comme le désert de l’Arizona par exemple, qui est à lui seul un mur naturel », explique Jose Luis Valdes Ugalde. D’où un nombre de mort de plus en plus important. La construction du mur va empirer les conditions de passage des migrants mais ne les empêchera pas de tenter leur chance. Néanmoins, ce mur a des conséquences. « Augmentation du prix du passage auprès des coyotes, passeurs, pour les Mexicains, et dans un autre domaine, des effets terribles sur l’environnement avec des conséquences par exemple sur la migration des papillons monarques », note Jose Luis Valdes Ugalde.
Le mur en construction sur la frontière américano-mexicaine est un choix unilatéral des Etats-Unis. « le mur ne s’est pas décidé avec le Mexique. Si le Mexique ne coopère pas sur ce sujet, ce sera très compliqué que le mur ait l’efficacité escomptée par les Etasuniens », soupire Jose Luis Valdes Ugalde. Pas de négociations, pas de prise en compte, les Etats-Unis de Georges W. Bush font ce que bon leur semble. Les Etats-Unis de George W Bush ? Peut-être peut-on dire les Etats-Unis tout court. Quelque soit le président.

29.4.08

Souvenirs d'un autre 1er mai

1er mai 2006. Il y a tout juste deux ans, j’étais à Mexico. Je travaillais pour www.lepetitjournal.com. Une année importante pour moi parce qu’elle m’a permis de vivre dans mon autre pays.
Importante aussi pour tous les Mexicains, et pas forcément pour le meilleur. En octobre 2006, le Congrès américain votait la loi qui autorisait la construction d’un mur de plus de 1000 km de long à la frontière avec son voisin du sud. Triste souvenir.
Je veux me souvenir aujourd’hui du 1er mai 2006, le "jour sans mexicains", inspiré du film du même titre de Sergio Arau intitulé
"Un dia sin mexicanos". Me souvenir que des millions de sans-papiers subissent la violence de la politique migratoire d'un pays qui ne pourrait pas vivre sans eux. Me souvenir de l'hypocrisie qui permet à un pays qui se veut démocratique et libre de construire un mur barbare entre lui et son voisin qu'il dit ami.
Ils furent des millions à manifester dans les rues américaines, et des millions à boycotter les produits « gringos » pour que la loi ne passe pas.
Le 1er mai 2006, j’étais sur Reforma, l’avenue principale de la capitale mexicaine. Devant l’ambassade des Etats-Unis, surprotégée, le sub-comandante Marcos était là…

18.4.08

La presse se débat

Libération gratuit à 500 000 exemplaires vendredi 11 avril dernier ? Une première qui n’a pas plu à la rédaction de Metro, journal quotidiennement gratuit, qui a découvert avec horreur le slogan publicitaire du grand quotidien national dans ses pages :

Libération est gratuit, lisez-le, vous verrez pourquoi il est payant

Une première qui a en revanche ravi les lecteurs, assidus ou pas du journal. Une bonne chose donc ? Pas vraiment puisque c’est le signe que la presse française classique suffoque face à ses concurrents et à un manque évident de lectorat.


Le Monde de son côté fait plus que suffoquer. Il agonise. Un plan social prévoit de licencier 130 personne dont 90 journalistes. Une grève avait entraîné la non parution- une première là aussi depuis 30 ans- du quotidien mardi 15 avril. France 24 annoncait hier:
"Les salariés du Monde, réunis en assemblée générale, ont voté un nouveau mot
d'ordre de grève non-reconductible à partir de ce mercredi après-midi avec
non-parution du journal daté de vendredi, afin de protester contre le plan de
redressement de la direction, a-t-on appris de source syndicale"
Conclusion : On le savait déjà, mais cette fois c’est tangible. La presse française va mal et ça ne risque pas de s’arranger.

15.4.08

Morts sur la route: qui s'étonne encore!?

Il paraît que le nombre de tués sur la route a augmenté en Gironde selon 20minutes Bordeaux. Les gens s'étonnent donc encore qu'il y ait tant d'accidents sur les routes de France? Un simple trajet sur les jolies et joyeuses routes et autoroutes de l'Hexagone devrait pourtant orienter les esprits vers un constat et une explication simple et limpide: Beaucoup de ceux qui ont le permis sont fous!

Plusieurs exemples:

Vacances de février, presqu'île de Crozon, Bretagne: Une route sinueuse et en double sens, une Peugeot 205 rouge à une vitesse indéterminée indubitablement située au dessus de 60km/h nous double dans un virage sans visibilité.

Bordeaux, une rue en sens unique, nous à pied: Une voiture accélère et manque de nous écraser de justesse.

Ce week-end sur la route entre Bordeaux et le bassin d'Arcachon: Une voie à double sens, des 4fois4 monstrueux contre... ma petite Polo. Un véhicule arrivant en sens inverse dont le conducteur était au téléphone, a empiété sur l'autre voie. Accident évité de justesse. Ca aurait pu faire 2 ou 3 morts de plus dans les statistiques désastreuses de la Gironde.

Que faire me direz-vous? Pas de pitié pour les chauffards, troupe d'assassins lobotomisés qui méritent de se déplacer à pied. Il faut réprimer par le porte-monnaie et le permis.
Là où ça fait mal en somme. Et pas de radars fixes à la hauteur desquels tout le monde ralentit!

8.4.08

Il pleut à Bordeaux...

Pendant ce temps à Maruata (Mexique)...

28.3.08

La décodification du code met en colère l'inspecteur

... du travail. Gérard Filoche est inspecteur du travail depuis trente ans. Il est militant aussi. De gauche évidemment. Pas de doute là-dessus.
J'ai assisté hier soir à une conférence organisée par le CRAD (Collectif de Résistance à la Droite) et quelques autres associations.
Une conférence-débat sur le thème: le code du travail en danger.
Alors là il y a de quoi avoir peur.

Gérard Filoche a commencé par revenir sur l'histoire sociale dans notre pays depuis 130 ans, et la création de l'inspection du travail en 1892. Toutes ces années de luttes sociales du peuple pour qu'enfin "les besoins de la productivité se plient aux besoins des êtres humains et non plus l'inverse", a rappelé Gérard Filoche. L'inspecteur engagé a ensuite dénoncé les attaques en règle menées par le Medef contre "le code le plus intime" pour 16 millions de salariés en France.

De 1190 articles, il est passé à près de 3000 aujourd'hui. Applicables au 1er mai 2008, les nouvelles règles ne sont pas encore connues en détail. Quelques exemples ont néanmoins été cités par Gérard Filoche.

La durée du travail ne figurera plus sous la partie "Conditions de travail" mais "salaires" et les droits de certaines catégories d'activités seront expulsées du code général du travail, pour être placées dans des codes spécifiques. Exemple: le code de l'agriculture. Autre "
détail" d'importance: 500 lois du code ont été remplacées par des décrets.


Il paraît que tout ça est "à droit constant". Autrement dit bien qu'écrit différemment, le sens du texte ne changera pas du tout. C'est juste pour simplifier paraît-il. Vraiment? Ils nous prennent donc pour des imbéciles? Filoche est en colère. Et maintenant moi aussi.

26.3.08

Le château, le pape et les petites mains

Bertrand de Got, alias Clément V, pape élu en 1305, il est le premier à s'installer en Avignon. Homme d'église d'origine girondine, il n'a pas oublié de mettre ses talents et le vide lithurgique concernant le rapport à l'alcool dans la Bible au service de la vigne.
On lui doit notamment le célèbre Pape Clément de Pessac Léognan, dont j'ai goûté un cru classé Graves de 2004 à 89 euros la bouteille lors d'une dégustation au château. Belle robe. Nez agréable. Un peu jeune en bouche. Mériterait de vieillir tranquillement.

L'excellence pour qui?

Une visite intéressante dans un château qui rappelle à chaque pièce le souvenir de son premier propriétaire chef d'Eglise. Mais aussi une visite sur le thème du travail. Luxe et exaltation de l'excellence du travail fait à la main par des petites mains dévouées qui séparent les grappes grain à grain. J'espère que ces petites mains sont intéressées au chiffre. Parce que le chiffre doit être intéressant et que puisqu'elles travaillent "plus", elles devraient gagner "plus".

20.3.08

Second tour pour ce qui n'est pas la mairie de Bordeaux

Un peu contente. Mais pas trop enthousiaste tout de même. Je me remets des élections municipales et cantonales.
La vague rose, pas vraiment méritée par une gauche blafarde et, comme jamais, disloquée, redonne néanmoins un peu de courage et d'espoir à la farouche opposante au gouvernement français actuel que je suis.
Bordeaux? Une belle ville? pfff.... En tout cas, une des seules grandes villes de France à avoir réélu au premier tour, avec un pourcentage énorme, un homme de droite, proche du président, Alain Juppé. Enjeu local, ils disaient...
Reste que les cantonales penchent à gauche. Comme toute la Gironde donc, exception faite de la bourgeoise métropole bordelaise. Un espoir point.
Résultats:
Bordeaux-1 Dorthe PS Réélu
Bordeaux -2 Delaunay PS élue
Bordeaux -3 Duchene UMP élu
Bordeaux-4 David UMP élu
Bordeaux-5 Rouveyre PS élu
Bordeaux - 6 Respaud PS élu
Bordeaux-7 Jault PS réélu
Bordeaux -8 :Lhotaire UMP élu

18.3.08

Victoire de l'Utopia, pas si utopique

Le cinéma l'Utopia de Bordeaux, situé place Camille Jullian, était en péril depuis le 4 octobre 2007. Date à laquelle, le cinéma a reçu une lettre de la Communauté urbaine de Bordeaux (CUB), lui réclamant la somme de 266 000 euros pour s'acquitter d'une taxe de parking (pour le parking situé sous la place Camille Jullian).

Appelé au secours, le maire de Bordeaux, Alain Juppé écrit à l'Utopia pour soumettre une solution: une subvention exceptionnelle de la Ville à la CUB en contrepartie, celle-ci subventionnerait la Ville "dans un domaine où [elle] n'aurait pas totalement été subventionnée". De la cuisine politique en bref. Raison de ce mic-mac? Les domaines de compétences des différentes administrations. Compliqué tout ça. Mais ce qui est sûr, c'est que l'Utopia menaçait de fermer. Argh!

Heureusement, en ce mois de mars, il semble que le beau cinéma voit venir la fin de sa période de stress. Le 25 février, trois années de subventions exceptionnelles ont été votées à l'Utopia, sur proposition d'Alain Juppé par le conseil municipal.

L'Utopia est sauvée? J'espère bien, parce que le cinéma de qualité, dans des salles sublimes et charmantes de l'ancien monastère Saint-Siméon en pierre blanche, à 5,5euros contre près de 10 dans les autres cinémas.... moi je ne veux pas m'en passer.

10.3.08

Au premier tour

Les présidentielles et les législatives oubliées, Bordeaux a voté local et à droite. Alain Juppé garde donc au premier tour son fauteuil de maire avec 56.62 % des voix.

23.2.08

Arcachon pas très écolo

Dimanche dernier, un fabuleux soleil et un air doux nous ont poussé, Yannick et moi, vers la mer et le sud. Nous nous sommes naturellement retrouvés sur le bassin d'Arcachon. Un pique-nique sur la plage par cette superbe après-midi d'.... euh hiver, nous a mis en joie. Après avoir doré au soleil et dégusté un délicieux repas sur le pouce, nous avons décidé de pousser jusqu'à la ville d'Arcachon.
Ville de villégiature très huppée, Arcachon se doit d'avoir un port de plaisance, regorgeant de voiliers et bateaux à moteurs, situé à deux pas du front de mer où s'alignent des maisons face à l'océan. En ce mois de février, 80% d'entre elles étaient encore inhabitées et fermées. Toujours un peu choquant lorsque l'on pense aux sans-abris. Les propriétaires de ces maisons secondaires sont pourtant autant Sans Domicile Fixe que les autres. Les pauvres! ils ne peuvent quand même pas être partout.
Arcachon donc, sa promenade en bois pour piétons et vélos relie le port de plaisance au centre-ville. Jolie promenade en somme. Pourtant, arrivés sur le remblai du centre-ville, une foule dense nous accueille. Des enfants déguisés en princesses et autres lutins, des clowns et surtout, un énorme filet rempli de ballons de baudruche attaché sur la plage.

Qu'allait-il donc se passer? Un lacher de ballons bien-sûr. Les enfants adorent ça! Mais une question nous a tout de même taraudé: Les gens et les municipalités auraient-ils oublié tous les discours en faveur de la sauvegarde de la planète et le très récent et très médiatisé Grenelle de l'environnement?
En effet, quelques heures plus tard, le lacher de ballons a bien eu lieu.
Sans certitude, on peut supposer que quelques jours, semaines ou mois plus tard, un dauphin ou une tortue de mer seront morts étouffés par ces mêmes ballons.

18.2.08

Un very époustouflant documentaire

Si vous adorez les films policiers dans lesquels les forces de l'ordre combattent de puissants parrains de la pègre ou de la mafia, vous trouverez tous les ressorts de vos fictions préférées dans A very british gangster.

Ce documentaire est un bijou d'enquête journalistique et de photographie cinématographique. Des images magnifiques servent un des plus scotchants films documentaires jamais tournés.

La vision du petit neveu de Dominic Noonan, Paul, 10 ans, fumant paquets de cigarettes sur cigares et dont le regard trahit la stupeur d'enfant, a glacé mon sang tout au long du long métrage. Dans le même temps, je ne pouvais m'empêcher de penser: "Comment ont-ils fait pour faire des plans aussi magnifiques avec un personnage aussi effrayant? Se sont-ils permis de dire à Dominic Noonan: - hey Dom' on la refait, elle était pas bonne!"????

Conclusions: A ne surtout pas rater.
Donal MacIntyre, le réalisateur, est mon nouveau héros.

14.2.08

Les deniers de l'Eglise catholique

Les organisations sectaires ont pour objectif de récolter le plus d'argent possible, contre la promesse du bonheur, de la supériorité ou du salut. Les associations qui les combattent, comme le CCMM (Centre contre les manipulations mentales) sont unanimes sur ce point.

Où réside donc la différence avec une religion comme la chrétienne catholique qui, de tous temps a vendu des indulgences, et aujourd'hui encore demande une contribution en espèces sonnantes et trébuchantes à ses fidèles?


Dans le quartier Saint-Michel, pourtant habité par une importante population d'origine immigrée et plutôt de confession musulmane, fleurissent depuis quelques jours des affiches appelant les fidèles à donner de l'argent à l'Eglise... qui promet de les aider à vivre (en échange?).


Toujours la même question me taraude. Où donc réside la différence avec les organisations dites sectaires?


Haut les mains!


13.2.08

Les sectes sans complexes

Témoins de Jéhovah, Scientologie... Religion ou secte? La question se pose sans arrêt concernant toutes ces organisations qui se revendiquent spirituelles et religieuses. La réponse varie selon le pays dans lequel elles s'installent.

Exemple récent:
la Scientologie ou Eglise de Scientologie, reconnue comme une organisation sectaire par la MILS ou Miviludes (Mission Interministérielle sur les Sectes) en France, vient d'être reconnue comme une église à part entière par l'Etat espagnol.

En France, Catherine Katz, secrétaire générale de la Miviludes, a déclaré, en mai 2006 sur le site du Nouvel Observateur, à propos de l'organisation des Témoins de Jéhovah:

"C'est un groupe qui donne lieu à des dérives sectaires répertoriés dans les deux rapports parlementaires et tous les rapports de toutes les missions françaises et européennes"

Pignon sur les rues de Bordeaux












Bordeaux n'est pas épargnée par la montée en puissance des organisations sectaires. Voilà quelques mois qu'un bâtiment rue de Candale, à quelques mètres de l'entrée de l'université, place de la Victoire, était en chantier. Rien d'étonnant dans cette ville en travaux.
Pourtant, surprise, à la fin du chantier, la plaque apposée sur sa façade ne laisse aucun doute. Les témoins de Jéhovah ont ouvert un nouvel établissement, appelé salle du royaume dans leur lexique. En réalité, ils ont déménagé l'un de leur trois établissements bordelais, du quartier de la gare, vers celui de la Victoire. Plus tranquille et proche des étudiants...

10.2.08

Pas facile le tri des ordures

Quand on vit dans un 30m2, pas évident d'avoir trois ou quatre poubelles différentes pour séparer les différents déchêts ménagers. Pourtant moi je veux être écolo et participer à l'effort général de sauvegarde de l'environnement! La mairie de Bordeaux et son maire et ex-ministre de l'écologie aussi, il paraît.
Pourtant dans certains quartiers, comme le mien (Saint-Michel), les poubelles publiques, installées devant les portes de maisons, sont encore toutes noires. Traduction: on n'a même pas droit à la poubelle jaune pour le plastique et le carton. Bref, si on est un peu paresseux ou tout simplement trop occupé à travailler plus pour (essayer de) gagner plus, alors: on ne trie pas.

Que fait la police bordelaise?

Elle combat la délinquance et autres incivilités dominicales sur les quais.

Par une belle après-midi de campagne municipale, de nombreux Bordelais profitaient du soleil radieux et des quais partiellement refaits, pour faire, qui du roller, qui son jogging, qui encore une petite promenade non-sportive vers le marché du Colbert.
En ce dimanche heureux, la plupart des passants enjambaient la barrière de béton installée, sans raison apparente, à hauteur du poste de secours. En ce point comme sur un tronçon des quais jusqu'au pont de Pierre, une partie des barrières sont encore provisoires. Pourquoi alors cette interdiction de passer à cet endroit précis? Mystère. Toujours est-il qu'un papa accompagné de sa petite fille (sur la photo), s'est fait rudement sermonner et menacer de sanctions par le couple de policiers (également sur la photo) pour avoir osé franchir la ligne blanche.
Mais ne croyez pas qu'il s'agisse d'un hasard. Les deux policiers municipaux investis semble-t-il de la plus importante des missions (il ne doit vraiment pas y avoir de délinquance à Bordeaux!), étaient positionnés depuis 10 bonnes minutes à cet endroit dans le but évident de cueillir le premier gougeat à transgresser les règles.
Ils n'en étaient pas à leur première effet de zèle dominical: ils avaient pourchassé quelques minutes plus tôt un jogger ayant commis le même impair.
"Monsieur l'agent, je suis vraiment désolé. Je pensais qu'il s'agissait d'une interdiction pour les véhicules. Je suis à pied", avait-il avancé, penaud, pour sa défense.
La visite d'Alain (Juppé) sur le marché du Colbert (situé quelques centaines de mètres en amont) avait-elle quelquechose à voir avec la virulence des policiers? Quinze jours auparavant, autre dimanche, même soleil, même barrières sur les quais, même tranche de béton... pas de (police) municipale.

4.2.08

La liste d'Alain, deuxième

Décidément, la ressemblance des deux Alains ne s'arrête pas à leur physique.

Après la présentation de la liste d'Alain Juppé lundi 21 janvier dernier, Alain Rousset a dévoilé dimanche 3 février la soixantaine de colistiers qui le suivront jusqu'au 9 mars au moins.

Une liste composée d'une grande partie de gens venus de la société civile, comme des médecins, des enseignants, des ingénieurs, des urbanistes et des comptables, de 26 à 70 ans.

Et toujours comme Alain Juppé, il a ratissé large en regroupant dans cette liste, des personnes affiliées à des partis politiques très divers, allant des Verts au Modem.

Force est de constater que "l'ouverture" promue par Nicolas Sarkozy fait des émules. "Si ton voisin se jette par la fenêtre....?"

Alain Rousset y a peut-être vu une bonne idée. Pas sûr que ce soit la bonne idée pour redonner du peps au PS. En tout cas, il semble de plus en plus difficile de faire la différence entre les deux candidats.

Photo: Bordeaux Actu - Bernard Lamarque

31.1.08

Chantiers citadins

Les travaux qui coûtent si cher aux Bordelais et provoquent tant de gène dans leur vie quotidienne depuis 2002, continuent à faire débat auprès des politiques comme des administrés. En cette période de campagne électorale, le projet du pont Bastide-Bacalan et celui du grand contournement sont de bons exemples des sujets qui fâchent.

Retour sur les travaux entrepris dans la cité portuaire. On distingue deux types de projets:
Ceux qui ont une raison d'être et qui profitent à tous, comme la réhabilitation des quais.
Pas encore finis, on peut déjà en apprécier toute l'efficacité. Les Bordelais pourront (peuvent déjà) s'y promener à pied, à vélo ou en roller.
Et ceux qui sont quelque peu... absurdes, comme la fontaine aux Egyptiennes sur le cours Victor Hugo. La pauvre reproduction d'une statue exposée au Musée d'Aquitaine n'a pas tenu un mois debout. Elle a déjà perdu la tête et la moitié du corps!


L'espoir d'une ville meilleure

Mais malgré les dissensions quant à la présence d'une statue à cet endroit précis, d'une place piétonne ou d'un parking ailleurs, les Bordelais semblent contents du changement et espèrent qu'il leur prodiguera une vie meilleure.

Faut-il qu'une ville souffre pour être belle, pour mériter d'être classée au patrimoine mondial de l'UNESCO ou pour espérer être capitale européenne de la culture en 2013? Sans doute. Patience donc, la fin des travaux est prévue pour juillet 2010 pour ce qui est du centre ville historique.
Photo: Les quais encore en travaux, la place Ferdinand Lafargue


29.1.08

La liste d'Alain. Première

61 personnes, 29 femmes. Une parité presque parfaite. La liste présentée par Alain Juppé le lundi 21 janvier est composée selon lui-même "d'une majorité de colistiers qui sont des nouveaux de tous horizons et provenances politique et professionnelle".

Pour la présentation de la liste de son principal concurrent, Alain Rousset, qui compterait 40% de personnes issues de la société civile, il faudra attendre encore quleques jours. Mais il promet qu'elle sera "crédible, compétente et visible" et qu'elle apportera de "l'air et du souffle".
Qui copie qui?

27.1.08

Quartier Général

Samedi 26 janvier 2008, 11heures, Alain Rousset inaugurait son QG, Quartier général de campagne au 92 cours Alsace-Lorraine et se lançait ainsi pleinement dans la campagne aux élections municipales du 9 et du 16 mars prochains.
Le QG sera ouvert au public tous les jours de 11 heures à 19 heures.

La permanence d'Alain Juppé est, elle, ouverte depuis le 8 janvier dernier, 33 cours d'Albret.

Vous avez dit: cumul des mandats?



Il porte quatre casquettes: député de la 7e circonscription de la Gironde, président de la région Aquitaine, président de l'Association des régions de France (ARF) et candidat à la mairie de Bordeaux.

L'ex-maire de Pessac, Alain Rousset, principal concurrent du maire sortant, Alain Juppé, ne semble pas envisager de devoir choisir parmi tous ses mandats d'élu. Cela fait pourtant ressurgir dans les esprits bordelais la problématique du cumul de ceux-ci, qui, d'après de nombreux analystes, a fini par valoir à leur maire, Alain Juppé, de perdre aux élections législatives de 2007, face à la socialiste Michèle Delaunay.


Maire de Bordeaux et premier ministre entre 1995 et 2004, Alain Juppé en a apparemment tiré une bonne leçon. Pour preuve, lors de l'inauguration de sa permanence de campagne le 8 janvier dernier au 33 cours d'Albret, il plaçait en premier dans sa liste de priorités, "le respect de la règle de non-cumul des mandats". Cocasse priorité pour cet ex-champion du cumul.

Pendant ce temps, l'autre Alain ne semble guère s'en préoccuper. Pourquoi le ferait-il? L'expérience des uns ne sert décidément pas les autres. Il n'est pas le seul d'ailleurs puisque d'après le New York Times daté du 13 janvier 2008, 85% des parlementaires français exercent un second mandat électif, contre bien moins de 20% en Allemagne, en Italie ou au Royaume-Uni. Et les choses ne semblent guère vouloir s'améliorer sous la présidence de Nicolas Sarkozy, qui lance un grand nombre de ses ministres dans l'arène de la campagne municipale.

19.1.08

Fin de marché à Saint-Mich'

Marché de fruits et légumes sur la place Saint-Michel un samedi de janvier. Ciel un peu couvert, 15°C. 6 oignons et 2 poivrons rouges: 2,15 euros. la vita è bella ma più cara...

12.1.08

Désaccord du président avec lui-même

Beaucoup de journaux et d'émissions de télévision et de radio ont décortiqué l'intervention intitulée "conférence de presse" de Nicolas Sarkozy du lundi 8 janvier 2008 à l'Elysée. Bien des éléments de celle-ci, dans la forme comme dans le fond m'ont interpellée et parfois même choquée. Je vais néanmoins ici, pour ne pas vous noyer dans près de deux heures d'indignation, m'arrêter sur un détail particulièrement frappant.
Après avoir répondu à une question de journaliste par un "le vocabulaire n'a pas de sens" pour esquiver un problème de terminologie, Laurent Joffrin, directeur du quotidien Libération, s'est vu rétorquer que "les mots ont un sens", par le même Nicolas Sarkozy, à la mémoire apparemment courte.
L'importance du vocabulaire dépendrait-il des mots employés ou des circonstances dans lesquelles ils seraient utilisés et par qui?
A méditer par tous les journalistes qui s'imposent une rigueur dans l'usage de la langue française.

11.1.08

Quino dijo...




Bon coup marketing


On ne peut nier que ce soit bien trouvé de la part de Chupa chups. La marque espagnole créée en 1958 vient de sortir un paquet de sucettes ressemblant à s'y méprendre à un paquet de cigarettes de la célèbre marque rouge. Les mini chupas sont distribuées partout dans la rue avec un slogan, pour le moins accrocheur et sans conteste évocateur: "Sucer, l'alternative saine et fun au tabac". On aime ou on n'aime pas. En tout cas, précisons qu'en plus d'être sans nicotine, la sucette est sans sucre... Il me semblait pourtant que l'aspartame était mauvais pour la santé. D'ailleurs il est précisé en tout petit sur le paquet: "une consommation excessive peut entraîner des effets laxatifs"! A quand une loi pour lutter contre la consommation de sucettes sans sucre et l'obligation pour les paquets de porter mention que "sucer fait chier"?

8.1.08

Thank you for not smoking

1er janvier 2008, dernier jour de répit pour les fumeurs invétérés. Jour de répit car les forces de l'ordre ont sans doute le droit de cuver le réveillon elles aussi.

2 janvier 2008, voilà donc le début d'une ère d'air pur dans les restaurants, bars, cafés et autres espaces publics mercantiles ou pas, dit de convivialité, où il est désormais interdit de s'en griller une. Une bonne chose pour la santé de tous, mais une véritable révolution dans les habitudes. Le lien social se tisse désormais dehors, sur les trottoirs et même la chaussée devant les bars et cafés des villes de l'Hexagone. C'est en tout cas le cas à Bordeaux. J'ai pu le constater le week-end dernier.

Vendredi 5 janvier, devant l'
Abrenat, dans le quartier Saint-Michel de Bordeaux, une bonne quinzaine de jeunes et moins jeunes fumeurs se retrouvaient autour d'un point commun: la cigarette. Pas dit que ça dure quand le climat, un peu radouci ces derniers jours, se refroidira, mais pour le moment ça marche comme ça. Après tout certains ne souhaitent pas ou ne peuvent tout simplement pas arrêter de fumer d'un coup de loi magique. Et ils comptent néanmoins continuer à aller boire un petit verre de rouge le vendredi soir. Alors qu'à cela ne tienne, le rituel semble presque déjà rôdé: une demi-heure à papoter avec les copains non-fumeurs à l'intérieur, le temps de s'en rouler une petite, et hop, ils enfilent leurs manteaux, et en groupe, guidés par la même envie de clope, ils se dirigent vers la sortie pour une demi-heure sur le trottoir.
Un peu frustrant pour les non-fumeurs, mais bon, on ne peut pas tout avoir. Et puis, chacun fait encore ce qu'il veut en France... non?

Ah non il paraît quand même que certains concerts auraient été annulés suite à l'attroupement des fumeurs dans la rue avant le début du spectacle. Dixit une fumeuse bordelaise à qui un ami parisien aurait rapporté ces faits. Bon ok c'est encore une info à vérifier mais une question me taraude quand même depuis. L'interdiction de fumer ne serait-elle pas seulement décidée pour nos petites santés? Comme le concert en question n'était sûrement pas celui de Johnny à l'Olympia, on peut supposer qu'on va bientôt apprendre de source d'experts (sponsorisés par l'Elysée) que la culture underground nuit à la santé...

5.1.08

Confusion politicienne

Voilà à peine plus de trois mois que je me suis installée à Bordeaux, et sa vie politique locale n'a plus de secret pour moi... enfin presque. Néanmoins, un mystère perdure en mon esprit: comment vont donc faire les Bordelais pour différencier les deux principaux candidats à la mairie (élections municipales de mars 2008) si en plus de porter le même prénom - Alain - , ils ont la même tête?!!
Alain Juppé (UMP) et Alain Rousset (PS) (Photo: DR)

Sous le regard de la Lune

Passer les fêtes de Noël auprès de ma famille ne fut pas aisé cette année. Sept heures de route au volant de ma petite polo me séparent en temps normal de la maison de mes parents, en pays Picard (et oui!). Mais à quoi sert la normalité si ce n'est à créer les exceptions? Me voilà donc, après près de cinq heures d'autoroute A10 Bordeaux-Paris, aux portes de l'Ile de France. Une île qui porte bien son nom car pour y accéder, il faut faire preuve de courage et de ténacité et traverser les océans de véhicules en tous genres qui vous séparent d'elle! Je restai donc coincée, trois heures durant, dans des files interminables de voitures de toutes plaques d'immatriculations, avançant au pas et voyant la nuit tomber. Patience! Rien d'autre à faire de toute façon. J'en ai quand même profité pour prendre un petit cliché souvenir de la lune, pleine, contemplant l'absurdité humaine. Belle image.