1er janvier 2008, dernier jour de répit pour les fumeurs invétérés. Jour de répit car les forces de l'ordre ont sans doute le droit de cuver le réveillon elles aussi.2 janvier 2008, voilà donc le début d'une ère d'air pur dans les restaurants, bars, cafés et autres espaces publics mercantiles ou pas, dit de convivialité, où il est désormais interdit de s'en griller une. Une bonne chose pour la santé de tous, mais une véritable révolution dans les habitudes. Le lien social se tisse désormais dehors, sur les trottoirs et même la chaussée devant les bars et cafés des villes de l'Hexagone. C'est en tout cas le cas à Bordeaux. J'ai pu le constater le week-end dernier.
Vendredi 5 janvier, devant l'Abrenat, dans le quartier Saint-Michel de Bordeaux, une bonne quinzaine de jeunes et moins jeunes fumeurs se retrouvaient autour d'un point commun: la cigarette. Pas dit que ça dure quand le climat, un peu radouci ces derniers jours, se refroidira, mais pour le moment ça marche comme ça. Après tout certains ne souhaitent pas ou ne peuvent tout simplement pas arrêter de fumer d'un coup de loi magique. Et ils comptent néanmoins continuer à aller boire un petit verre de rouge le vendredi soir. Alors qu'à cela ne tienne, le rituel semble presque déjà rôdé: une demi-heure à papoter avec les copains non-fumeurs à l'intérieur, le temps de s'en rouler une petite, et hop, ils enfilent leurs manteaux, et en groupe, guidés par la même envie de clope, ils se dirigent vers la sortie pour une demi-heure sur le trottoir.
Un peu frustrant pour les non-fumeurs, mais bon, on ne peut pas tout avoir. Et puis, chacun fait encore ce qu'il veut en France... non?
Ah non il paraît quand même que certains concerts auraient été annulés suite à l'attroupement des fumeurs dans la rue avant le début du spectacle. Dixit une fumeuse bordelaise à qui un ami parisien aurait rapporté ces faits. Bon ok c'est encore une info à vérifier mais une question me taraude quand même depuis. L'interdiction de fumer ne serait-elle pas seulement décidée pour nos petites santés? Comme le concert en question n'était sûrement pas celui de Johnny à l'Olympia, on peut supposer qu'on va bientôt apprendre de source d'experts (sponsorisés par l'Elysée) que la culture underground nuit à la santé...

2 commentaires:
Bisoussss Domi
"[...] et en groupe guidés par la même envie de clope, [...]", peut être faut-il une virgulr entre "groupe" et "guidés", non ????
Je ne sais pas !!!
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