Par une belle après-midi de campagne municipale, de nombreux Bordelais profitaient du soleil radieux et des quais partiellement refaits, pour faire, qui du roller, qui son jogging, qui encore une petite promenade non-sportive vers le marché du Colbert.
En ce dimanche heureux, la plupart des passants enjambaient la barrière de béton installée, sans raison apparente, à hauteur du poste de secours. En ce point comme sur un tronçon des quais jusqu'au pont de Pierre, une partie des barrières sont encore provisoires. Pourquoi alors cette interdiction de passer à cet endroit précis? Mystère. Toujours est-il qu'un papa accompagné de sa petite fille (sur la photo), s'est fait rudement sermonner et menacer de sanctions par le couple de policiers (également sur la photo) pour avoir osé franchir la ligne blanche.
Mais ne croyez pas qu'il s'agisse d'un hasard. Les deux policiers municipaux investis semble-t-il de la plus importante des missions (il ne doit vraiment pas y avoir de délinquance à Bordeaux!), étaient positionnés depuis 10 bonnes minutes à cet endroit dans le but évident de cueillir le premier gougeat à transgresser les règles.
Ils n'en étaient pas à leur première effet de zèle dominical: ils avaient pourchassé quelques minutes plus tôt un jogger ayant commis le même impair.
"Monsieur l'agent, je suis vraiment désolé. Je pensais qu'il s'agissait d'une interdiction pour les véhicules. Je suis à pied", avait-il avancé, penaud, pour sa défense.
La visite d'Alain (Juppé) sur le marché du Colbert (situé quelques centaines de mètres en amont) avait-elle quelquechose à voir avec la virulence des policiers? Quinze jours auparavant, autre dimanche, même soleil, même barrières sur les quais, même tranche de béton... pas de (police) municipale.

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