22.10.08

XXI

Il sort son 4e numéro ce mois-ci. Le magazine XXI a donc tout juste un an. Un anniversaire qui se fête en ces temps de crise.
Couverture à l’italienne- à l’horizontale- papier de qualité, couleurs, dessins, textes d’investigation et sujets variés. Sa cible, les lecteurs curieux du monde. Sa façon de les toucher : distribuer dans les librairies. Quoi de plus logique que d’être dans un lieu où les gens vont chercher de quoi lire, vraiment lire.
Le titre ne pouvait d'ailleurs pas espérer se vendre en kiosque à 15euros l’exemplaire. 15euros par numéro, cela fait 5euros par mois. Difficile à débourser en ces temps de crise ? Pourtant il les vaut de la première à la dernière page.

En achetant ce journal, le lecteur fait une action militante. Il participe au sauvetage de la presse française en faillite. Libre, le titre ne dépend pas des annonceurs, puisqu’il a choisi de s’en affranchir en se vendant justement plus cher.

Scoop!


Et voilà qu'en plus il publie un scoop. Un vrai. "Philippe de Dieuleveult : les crocodiles du Zaïre", une enquête de la journaliste Anna Miquel, révèle, preuves à l'appui (notamment un procés verbal des services secrets zaïrois), que l'ancien présentateur de l'émission "la chasse au trésor" n'est pas mort noyé en 1985, mais a été assassiné par les services secrets zaïrois du président dictateur Mobutu. Colette Braekman, journaliste au quotidien belge Le Soir précise même en quoi il s'agit d'une révélation:
"La contribution d’Anna Miquel est neuve en ce qu’elle révèle que Philippe de Dieuleveult a été
transféré et « liquidé » à Kinshasa, victime de l’accusation selon laquelle il aurait été un mercenaire chargé de faire sauter le barrage d’Inga et qu’il fut torturé jusqu’à la mort
dans l’espoir de le contraindre aux aveux. Pour le reste, un ancien commando de la DSP, Okito Bene Bene, qui avait dirigé les services de sécurité à Boma et que nous avions rencontré à l’époque, avait déjà révélé l’imposture : dans un livre paru en 1994, « J’ai vu mourir Philippe de Dieuleveult » (éditions Michel Lafon)".

Une révélation de taille. Et la preuve que nous avons besoin d'une presse libre et de qualité pour apprendre la vérité.

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