2008 fut rude. 2009 s'annonce encore plus pénible.
Tandis que l'économie se noie, la paix n'est plus qu'une illusion au Proche Orient. Pendant que Gaza, dirigée depuis 2006 par le Hamas, se faisait pillonner par l'armée israélienne, la communauté juive de France défilait hier dans les rues de Paris pour soutenir le droit à l'"autodéfense". La veille, des défilés de soutien aux Gazaouis avaient lieu un peu partout dans l'Hexagone, en Turquie et au Maroc, entre autres. La trève de Noël est finie.
Samedi justement, tout juste rentrée de vacances, en allant faire quelques courses pour remplir mon frigo vide, j'ai entendu une rumeur de foule qui montait de la rue Sainte-Catherine, la voie commerçante la plus longue d'Europe, disent certains. En m'approchant, j'ai distingué des drapeaux palestiniens, des pancartes qui disaient: "Israël assassin, Sarkozy complice", j'ai entendu des slogans comme: Nous sommes tous des Palestiniens".
Nous sommes des Palestiniens
Des jeunes et des vieux, des femmes et des hommes, des enfants, des Maghrébins, des Français, dont beaucoup portaient le keffieh. J'aurais volontiers suivi ce cortège pour protester contre les attaques contre les civils de Gaza, contre l'embargo, contre la misère, l'injustice et la violence imposée aux enfants de Palestine. Parce que nous sommes tous des Palestiniens.
Seulement, je ne cautionne pas les slogans qui appellent à la destruction d'Israël.
Peut-être né d'une erreur diplomatique et de la précipitation occidentale face à l'horreur de l'Holocauste, l'Etat d'Israël a aujourd'hui soixante ans. Comment imaginer la disparition de cet Etat sans engendrer une troisième guerre mondiale? Et en même temps, comment ne pas comprendre que les Palestiniens n'en peuvent plus?
Peur de la guerre
La crise économique mondiale, des tensions locales entre deux ennemis de toujours... Le scénario ne vous rappelle rien. Je me souviens de mes cours d'Histoire au lycée. Je suis née dans la paix et je veux y vivre. Comment y parvenir?
L'idéal, si les deux camps pouvaient se défaire de leurs intégristes respectifs et faire table rase de la soif de vengeance accumulée avec les morts, serait que les deux Etats cohabitent en frères. Mais l'idéal ressemble au Père Noël en ce moment. Une jolie histoire racontée aux enfants. Même si ceux de Gaza n'y croient plus depuis longtemps. J'ai peur...
Sans grand espoir, en ce début d'année nouvelle, je souhaite de tout mon coeur la paix à l'humanité.
4.1.09
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