19.2.09

Emotions sur grand écran

Amour, aventure, découverte, conte, larmes, souvenir, voyage, histoire... On trouve tout cela dans les deux fabuleux films vus dernièrement au cinéma.

Australia d'abord. Plus qu'un simple "remake" d'Out of Africa, on reconnaît dans le long métrage la patte de Baz Luhrman, jouant avec les images sublimes du continent-île. Plus proche du réalisme que dans Roméo et Juliette ou encore Moulin Rouge, il s'attaque dans ce film à l'Histoire tragique de l'Australie, celle du bombardement de Darwin par les Japonais après Pearl Harbor et celle des "générations volées", ces enfants aborigènes arrachés à leurs familles pendant des décennies. Après avoir adapté au grand écran un classique de la littérature shakespearienne et une vision ultra-romantique et totalement imaginaire de Paris, il dessine un cinéma plus proche de la réalité. Reste l'amour et les bouffées d'émotions pour fils conducteurs du travail du réalisateur. Des larmes, des rires, des sourires, les yeux grands ouverts et l'envie que ça ne s'arrête jamais malgré plus de 2h30 de bobine. Vivement le prochain Baz!

Autre bijou du 7e art: The curious case of Benjamin Button.
Tiré du récit de J. Scott Fitzgerald, écrit en 1920, l'histoire extraordinaire d'un homme né à l'âge de 90 ans et dont la vie se déroule à l'envers est une véritable réussite. Au fil des ans, le personnage central, Benjamin Button, incarné par un Brad Pitt toujours parfait, rajeunit physiquement. Bien entendu, émotionnellement, c'est l'inverse qui se produit. Il traverse donc la vie à contre-courant de ses contemporains. C'est donc l'histoire d'une vie hors du commun mais sujette à tous les événements classiques de la vie d'un homme que sont l'amour, l'amitié, le deuil, les découvertes, que le réalisateur David Fincher raconte. Une fresque sous forme de conte pour enfant dans lequel le déroulement du temps semble inéluctable même pour celui qui ne vieillit pas. La douleur du temps qui passe n'en semble d'ailleurs que plus pénible.


18.2.09

Décroissants pour la planète

Un documentaire a attiré mon attention. Celui diffusé sur France 2 par Envoyé Spécial. Intitulé: Les décroissants, moins consommer pour mieux vivre?, il présente plusieurs personnes ayant choisi de consommer moins ou différemment par choix, conviction et généralement volonté écologique. N'est-ce pas ce que les scientifiques, les écologistes, les politiques y compris, ainsi que les médias ressassent, à raison, depuis des années déjà. Ne va-t-il pas falloir consommer différemment, arrêter de gaspiller énergie et matières premières, trier, recycler et préserver? A entendre le reportage, ces comportements semblent étranges, surprenants et presque anti-société, puisque le nom même qui leur est accolé est stigmatisant. Décroissants? Ils consomment moins donc ils cessent de croître, d'avancer. Sans doute, les réalisateurs n'ont-ils pas voulu dire cela. Pourtant cette impression persiste. La croissance et l'évolution vers une autre modernité ne peut-elle pas passer par ces autres comportements moins irréflechis? Je m'interroge. Grenelle, Kyoto ... La volonté politique et sociétale est-elle vraiment là? Les écolos sont-ils l'avenir de la terre ou sont-ils encore des ovnis étranges et bizarres à nos yeux de téléspectateurs?

Moi j'ai eu envie d'être moins "croissante", si les "décroissants" étaient ceux qui faisaient des efforts pour sauver ce qu'il reste de notre planète. A bon entendeur.

Balade

Sarko se balade, à l'est à l'ouest, aux US et en Europe, toujours en jet. Sommet, rencontre, G... Sarko nous balade.
Quand la Guadeloupe bouillonne, il fait le paon à Bagdad. Quand les gens crèvent de faim en France, il sort le paquet fiscal.
Quand des millions de Français descendent dans la rue pour protester contre sa politique, il blâme la crise (oh! toi la Crise) et le manque de pédagogie de son gouvernement (On va vous expliquer que vous ne comprenez rien...).
Quand on attend de lui un changement de cap, il retire la taxe professionnelle.
Sarko nous balade, Sarko s’emballe et surtout s’en balance des pauvres Français et Français pauvres. Les smicards, les précaires, les mi-temps, les intérimaires. Les jeunes, les vieux. Les autres quoi. "La Guadeloupe est à nous, pas à eux!" crient les Guadeloupéens. "La France est à nous, pas à eux", ai-je envie de crier à mon tour. Pas à Sarko, pas aux riches, blancs ou noirs, vieux ou jeunes.