
Il porte quatre casquettes: député de la 7e circonscription de la Gironde, président de la région Aquitaine, président de l'Association des régions de France (ARF) et candidat à la mairie de Bordeaux.
L'ex-maire de Pessac, Alain Rousset, principal concurrent du maire sortant, Alain Juppé, ne semble pas envisager de devoir choisir parmi tous ses mandats d'élu. Cela fait pourtant ressurgir dans les esprits bordelais la problématique du cumul de ceux-ci, qui, d'après de nombreux analystes, a fini par valoir à leur maire, Alain Juppé, de perdre aux élections législatives de 2007, face à la socialiste Michèle Delaunay.
Maire de Bordeaux et premier ministre entre 1995 et 2004, Alain Juppé en a apparemment tiré une bonne leçon. Pour preuve, lors de l'inauguration de sa permanence de campagne le 8 janvier dernier au 33 cours d'Albret, il plaçait en premier dans sa liste de priorités, "le respect de la règle de non-cumul des mandats". Cocasse priorité pour cet ex-champion du cumul.
Pendant ce temps, l'autre Alain ne semble guère s'en préoccuper. Pourquoi le ferait-il? L'expérience des uns ne sert décidément pas les autres. Il n'est pas le seul d'ailleurs puisque d'après le New York Times daté du 13 janvier 2008, 85% des parlementaires français exercent un second mandat électif, contre bien moins de 20% en Allemagne, en Italie ou au Royaume-Uni. Et les choses ne semblent guère vouloir s'améliorer sous la présidence de Nicolas Sarkozy, qui lance un grand nombre de ses ministres dans l'arène de la campagne municipale.

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